On poursuit la découverte des boitiers made by Lomo ! Après la Sardina qui possède un objectif Fish-eye, le Lomography Sprocket Rocket s’attaque lui au format panoramique. L’appareil photo n’est pas une nouveauté pour autant puisque en vente depuis 2011. Néanmoins la société Autrichienne propose chaque année une nouvelle colorisation. Et cette année c’est le « Red 2.0 » qui le remet sur le devant de la scène. L’occasion est donc trop belle de faire un tour du propriétaire.
revue du Lomography Sprocket Rocket

Du point de vue de la fiche technique.

  • Dimensions: 152 x 76 x 83mm
  • Poids: 230g
  • Optique / Monture: 30 mm couvrant à 106°.
  • Focus minimum: 0.6m
  • Obturateur: Bulb ou 1/100s.
  • Ouverture: f/10 ou f/16.
  • ISO: Aucune limite, 400 recommandé.
  • Autofocus: Non, mise au point par zone.
  • Flash: Externe.
  • Retardateur: Non.
  • Batterie: Aucune.

Minimaliste à souhait.

Le Sprocket Rocket est dans la même veine que La Sardina sur beaucoup de points. C’est un appareil peu cher, minimaliste et qui s’adresse au débutant. Ou alors à celui qui veut pratiquer d’une manière différente. Par conséquent les réglages sont aussi limités que son cousin éloigné, il ne possède aucun système électronique.

L’atout majeur du Lomography Sprocket Rocket ? Son format !

Je n’aime pas tourner autour du pot alors attaquons son gros point fort. Le Sprocket Rocket possède un objectif grand angle de 30 mm avec une captation de 106°. C’est bien pour cela que l’on parle ici d’un argentique panoramique. Le caillou ne dispose que d’une bague de réglage qui permet de choisir entre 2 valeurs pour la mise au point, proche (0.6 à 1m) ou éloigné (1m à infini).

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En conséquence…

Une fois le nez à l’intérieur on a le choix entre le format 72x24mm ou 72x35mm ! Car le fabricant a eu la bonne idée de proposer le choix entre permettre de faire la photo en incluant ou non les perforations. Pour cela comme vous le verrez sur la photo du bas, un petit cadre est détachable. Une fois libéré, la photo apparaitra aussi sur les rebords.

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Le viseur indépendant s’adapte également au format, on ressent la vision panoramique et déformée propre au Lomography Sprocket Rocket. Il laisse d’ailleurs la sensation de voir le monde au travers d’un hublot, amusant !

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Logiquement, vous êtes en droit de vous demandez comment ça se traduit sur une pellicule. Et bien c’est simple, un cliché = le double de la taille habituelle. Ainsi une pellicule de 36 permettra 18 poses, une de 24 en donnera 12.

Retour à l’essentiel !

Le Sprocket dispose uniquement de 2 modes. Le premier bridé à 1/100s (N) et le second Bulb (B) pour les scènes sombres. Notez que son déclencheur se trouve non pas sur la tranche haute, mais directement sur l’objectif.

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Également l’avancement du film se fera via 2 molettes. Celle de droite pour dérouler, celle de gauche pour rembobiner. Il est important de se rappeler que le Lomography Sprocket Rocket ne bloque pas l’avancement à +1. Pour savoir si vous avez suffisamment déroulé, le boitier 35mm dispose d’un petit trou à gauche du compteur. Ce dernier présente un point blanc lorsque c’est bon. Rien de compliqué.

Pour finir le tour du propriétaire.

Pour insérer la pellicule il suffit d’ouvrir l’appareil entièrement via les 2 accroches. Pour pallier le manque de luminosité de l’optique, le panoramique à une fixation pour trépied. Chose rigolote il est protégé par un bouchon qui offre une accroche pour une dragonne ou autre. Je stoppe le tir avec le sabot du flash qui est également présent, il est possible d’utiliser le flash Fritz de Lomo via un support qui prendra place sur le pas de vis.

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Sur le terrain.

Réalisées avec une pellicule Lomo Color Negative 400. Mon scanner n’étant pas adapté, c’est l’atelier Photolix qui a pris en charge la numérisation, en plus du développement.

Pas de doute c’est un Lomo !

Depuis le lancement de la marque, ce qui fait la signature de l’entreprise c’est le vignettage. J’en parlais déjà dans la revue du Lomo LC-A et ça se confirme encore ici, puisque le Lomography Sprocket Rocket le montre également. C’est à vous de juger si cela est un plus ou un moins. Aussi la lentille en plastique présente le même type de défaut que le Holga 135 TLR, c’est-à-dire un piqué net surtout en son centre.

revue du Lomography Sprocket Rocket dans les rues de lille durant lille 3000

Aussi vous pouvez oublier la discrétion en dehors du modèle noir, son design ne passe absolument pas inaperçu. Et il va même susciter de la curiosité. Son look « vintage » lui offre une bonne gueule qui séduit facilement.

Prise en main et cadrage.

Pas de miracle, le 35 mm étant dépourvu de toute excentricité, son poids est faible. Il se laisse trimballer sans peser dans les mains ou le sac. Malgré le revêtement en plastique il semble solide. Je me demande toutefois si les maintiens du dos ne peuvent pas se tordre par mégarde, avec les chocs. En dehors de cela la prise en main est bonne, je trouve juste dommage que les parties bombées des 2 extrémités ne soient pas plus « grosses ». Ça offrirait une meilleure accroche je pense, mais je pinaille.

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Le cadrage du Lomography Sprocket rocket ne demande aucun effort particulier, le viseur étant suffisamment confortable. Le fait de voir une partie de l’objectif n’est pas réellement une gène à mon sens. Je me suis même servi de cela pour composer, par exemple une multi-exposition.

Un petit point sur le rechargement.

Si vous souhaitez changer de rouleau dans la rue, il va falloir trouver un endroit calme. Car il sera compliqué de jongler entre le retrait du dos, son maintien d’une main, le retrait du film et sa remplaçante à insérer par la suite. Dans la rue vous ferez difficilement cela debout au milieu de la foule. Posséder une poche ou un sac pour entreposer le dos, le temps de la manipulation, sera utile.

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Un système de Map trop discret.

Je vous ai dit que je suis tête en l’air ? Malgré l’extrême simplification de la mise au point, j’ai quand même réussi à oublier de la faire par moment. Ce n’est pas trop dommageable lorsque vous êtes sur infini, vue le champ couvert. Néanmoins à moins de 1m vous pouvez en pâtir. En cause le symbole rappelant le choix fait, même si plus épaisse, la flèche d’indication est discrète. Le fait de ne pas proposer une couleur différente que le noir du contour, peut vite faire oublier l’indicateur lors d’une ballade.

Mais oui tu peux faire de la multi-exposition.

Rassure toi intrépide lomographe, il est parfaitement possible de combiner les photographies avec le Lomography Sprocket Rocket. Pour cela rien de plus simple, il suffit d’appuyer 2 fois sur le déclencheur sans avancer la pellicule, car je le rappelle rien ne la bloque. Gardez surtout en mémoire que plus vous cumulez de prises, plus la photo risque d’être surexposée.

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Intérieur = Trépied.

Si vous voulez prendre une photo en intérieur il faudra, au vue de la petite ouverture, prendre un trépied. Ou alors par défaut poser l’appareil sur un socle stable. Car vous devrez utiliser le mode Bulb pour produire une image avec assez de luminosité. J’ai quand même voulu faire le kéké et résultat le flou de bouger est présent. J’ai pourtant fait attention et je n’avais pas dépassé 1 seconde pour la prise. Vous pouvez aussi employer une pellicule de 800 Asa (je suis à 400 dans mon exemple), mais il faudra la terminer avec le même type de luminosité.

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Dur de ne pas trembler à main levée avec le mode B.

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Exemple d’une photo sous-exposée. En cause le pont qui va obscurcir la scène. Le flash est vite nécessaire si les conditions lumineuses sont basses.

Conclusion sur le Lomography Sprocket Rocket.

J’apprécie.

  • Faire du panoramique pour pas cher.
  • Sa légèreté pour le transport.
  • La possibilité de laisser ou non les perforations.
  • Son design (il a une bonne bouille !).

Je regrette.

  • Objectif peu lumineux.
  • L’indicateur de mise au point vite oubliable pour mon crâne de piaf.

Quelques alternatives.

Trouver le Lomography Sprocket Rocket sur eBay.