Le Pentax Espio 90 MC, fait partie d’une caste rare, au sein des compacts en argentique. Il bénéficie d’une aura bienveillante, auprès des membres, sans avoir besoin d’une focale fixe, ni d’une ouverture lumineuse ! Arguments, qui sont souvent le fruit d’une augmentation, parfois abberante des prix du marché. Curieux que je suis, je voulais donc en juger par moi-même.

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Du point de vue de la fiche technique

  • Dimensions : 111,5  x 61,5 x 42 mm
  • Poids (nu) :  210  g
  • Optique / Monture : 38 – 90 mm
  • Mode(s) : automatique
  • Focus minimum : 0,65 m
  • Obturateur : 1/2 s à 1/300   s
  • Ouverture : F/4.5 à F/9.5
  • ISO : 25 à 3200
  • Autofocus : oui
  • Flash : oui
  • Retardateur : oui
  • Batterie : CRP2

Construction / encombrement

On expédie l’évidence, oui le Pentax Espio 90 MC est en plastique. Par conséquent, léger, ce qui est toujours apprécié. Globalement, on sent que la matière est épaisse, ça respire le solide. Peut-être excepté, en ce qui concerne la porte du dos qui craque quelque peu et semble plus fine.

En termes d’encombrement, bien qu’il puisse le laisser croire, le 90 MC n’est pas tant “slim” que cela. En effet, avec son volet de protection et le bloc du flash, il va ajouter quelques millimètres. Ce qui gêne dans la possibilité de le mettre dans un jeans. Pour un pantalon plus souple, c’est possible, mais disons-le, il ne se fera pas oublier, vous le sentirez.

Le volet de protection, qui d’ailleurs, sert aussi d’allumage, en le laissant coulisser. La petite proéminence sur ce dernier, fera aussi office de point d’accroche aux doigts, une fois en main.

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La tranche haute ne révolutionne rien, mais fait le job proprement. On trouve un écran de contrôle en longueur. Avec les fonctions rembobinage, gestion du flash, mode anti yeux rouges, retardateur, gestion par télécommande et mode focus infini. La fameuse molette permettant de zoomer est de la partie, ainsi que le déclencheur bien entendu.

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Reste donc le dos, qui regroupe le viseur, mais surtout un mode panorama. Attention, on le redit, ce n’est pas une vraie photo panoramique, comme on peut le trouver sur un Hasselblad Xpan. Ici, cela signifie que des bandes noires, vont s’ajouter, sur le cadre 24×36, pour modifier le ratio.

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Optique

C’est une affaire personnelle, mais je préfère une optique de 38 mm, par rapport à un 28 ou 35 mm. Donc retrouver cela, de base, sur son zoom, portant jusqu’à 90 mm, je ne m’en plaindrai pas. D’autant que l’optique est traitée pour empêcher les reflets (d’où l’appellation MC, dans le nom) et dotée de verres asphériques, pour réduire les distorsions.

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Comme souvent, lors de l’allumage, il faudra compter quelques secondes pour le déployer. Cela est toujours à prendre en compte, dans la rue. Le bruit du zoom se fait un peu entendre, j’ai déjà eu pire, c’est dans la bonne norme.

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Comme vous pouvez le noter, il est inscrit “multiAF” sur le viseur. Ce qui signifie que le calcul de l’exposition et de la mise au point, va passer par 5 points. Le but étant bien entendu de fournir un rendu plus précis, mais aussi de permettre le focus sur des sujets décentrés. Toujours pratique.

Je le souligne en intro, le Pentax Espio 90 MC ne possède pas une ouverture folle, puisque de F/4.5. On pourrait se demander, pourquoi ne pas mettre un F/3.5. La réponse est générale, le choix de réduire la plage de l’ouverture, permet d’éviter, d’une part, un piqué parfois amoindri sur une valeur plus petite. De l’autre, s’assurer que le sujet ne sera pas en dehors de la zone de couverture de l’ouverture. Ce qui peut arriver, entre deux paliers, en zoomant. C’est d’ailleurs pour cela, que vous retrouvez, dans les années 90-2000, beaucoup de compacts, qui vont commencer à F/4,5 voir F/5,6.

Rendu

Réputé pour son rendu avec un piqué précis, c’est ce qui m’a motivé, aussi, à le tester. Néanmoins, je dois admettre avoir dû redescendre un peu de ma hype. Je vais vous expliquer.

En 38 mm, le compact est rapide à la mise au point. On peut y aller franco. Je ne note pas de grandes distorsions, un léger vignetage est visible dans les coins.

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Sans flash à F/4.5, le 90 MC fait de son mieux, mais il ne faudra pas attendre de miracle, dans les lieux sombres. Vous tenir bien stable et être patient est obligatoire.

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Les choses vont se compliquer en zoomant. L’Autofocus patine, j’ai eu 5-7 échecs sur 36 de cette raison. Par conséquent, bourrer le déclenchement, sans laisser du temps à l’AF, c’est le flou assuré. Et en réalité, il le fait aussi parfois, en prenant le temps. C’est le cas de la photo suivante. Sujet éloigné, mise au point sur infinie requise, je prends le temps d’appuyer à mi-course. Et pourtant, il foire.

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Il faut garder en mémoire que mon problème est peut-être uniquement lié à mon Pentax. Ce n’est pas forcément un souci généralisé. Mais je le signale par précaution.

Modes

Souvent, quand je parle d’un point & shoot automatique, je n’ai pas grand-chose à dire. Mais, je dois de nouveau parler d’un point frustrant.

D’abord, je le rappelle, Le Pentax Espio 90 MC est totalement auto. Mais, vous gardez la possibilité de gérer le flash, notamment pour l’activer en usage du mode Bulb ! Les créatifs apprécieront. On termine avec quelques fonctions, qui sont : la réduction des yeux rouges, le retardateur et la mise au point infinie (toujours utile, pour les photos au travers d’une vitre).

Maintenant, je reviens à mon point noir. Le Pentax use trop fréquemment du flash, sans raison ! On pourrait me dire que parfois le mode program, va exploiter ce dernier, pour compenser un contre-jour. Ce qui est vrai, mais dans mon contexte, malheureusement jamais.

Résultat des courses, que cela soit le matin, le midi, peu importe si le soleil cogne, il se lance. Ce qui vous fait dire adieu à la discrétion, si vous faites de la photo de rue. Et en plus est doublement inutile, quand le sujet est hors de portée.

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L’exemple le plus parfait, image prise en fin de matinée, beau temps, aucune raison de mettre le flash. Sauf que le Pentax l’a décidé autrement. Résultat, le monsieur qui était sur le bateau a tilté et s’est retourné vers moi.

Donc, la solution sera de le désactiver à chaque allumage. Car, comme souvent, l’appareil ne retiendra pas le choix de l’utilisateur, en off. Ce qui me permet de rappeler que Canon avait compris l’emmerde que c’était de le faire systématiquement, en plaçant un sélecteur physique. Comme sur le Prima twin S.

Viseur

Je dois dire l’avoir apprécié. Sans être plus grand que la moyenne, celui du Pentax Espio 90 MC est clair, le rappel de la parallaxe est présent. Il comporte 2 diodes, avec des pictogrammes, ce qui permet de ne pas se demander à quoi cela correspond. Celle du haut clignote, s’il n’arrive pas à faire le focus. Celle de bas s’allume quand le flash est requis, s’il clignote, c’est qu’il est en train de charger.

Petit bonus, pour les porteurs de lunettes, la correction dioptrique est de la partie !

Petit bonus, pour les porteurs de lunettes, la correction dioptrique est de la partie !

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Sans surprise, le viseur s’adaptera, en fonction de la focale définit. Si le mode panorama est activé, vous verrez 2 bandes de délimitation, aussi dans la visée.

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En Conclusion sur le Pentax Espio 90 MC

J’apprécie

  • Poids léger.
  • 38 mm efficace !
  • Correction dioptrique du viseur.
  • Bonne prise en main.
  • AF multizone, pratique et plus précis !

Je regrette

  • Zoom perfectible
  • Flash dégainé trop souvent
  • Désactivation du flash à faire à chaque allumage
  • Ouverture minimale un poil limite.

Quelques alternatives

  • Canon Prima Zoom Shot
  • Minolta Riva Zoom 90
  • Canon Prima 5
  • Konica Z-Up 90e