[Update : Juillet 2026]
Principalement à destination des néopratiquants, arrivant de la boutique. Voici un récapitulatif rapide, vous permettant de comprendre l’essentiel du marché de la photographie argentique. Et, cela, pour que vous puissiez avoir des points de repère. Notez que l’idée n’est pas de faire un tableau complet, juste de cerner les éléments « actifs » de nos jours.
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- Les principaux formats de films
- Les différents types de films
- Le choix de l’ISO
- Les modes de visée
- Les principales catégories d’appareils
- Les principaux modes en argentique
- Quelques définitions du lexique argentique
Les principaux formats de films
Bien que dans le passé, le choix était plus large, il nous reste quelques possibilités, dont voici le trio de tête.
Pour les autres
Si vous voulez en apprendre plus, je vous renvoie sur le site de mgroleau.com. Ce dernier montre l’historique. Néanmoins, je vais en citer 2 qui reviennent parfois dans les mémoires.
- • L’APS : Echec commercial et « évolution » du 35 mm. L’APS permettra d’inscrire plus d’informations sur le négatif, comme les données d’exposition. Mais, avec une surface moindre, un format 16:9 et des clients déjà satisfaits du 35 mm. La chimie ne prendra pas.
- Le 110 mm : Entre la vie et la mort, le 110 mm ne tient que par la production de Lomography. On lui fait souvent le lien avec l’espionnage, pour la petite taille et la discrétion des argentiques de ce format. Comme vous pouvez le deviner, la surface d’impression est bien plus petite qu’un 35 mm.
Les différents types de film
Il existe 2 grands types de films. Qui peuvent être soit en noir et blanc, soit en couleur.
Enfin 2…
En réalité, il existe un troisième prétendant. Le film infrarouge. Fait à l’origine, pour un usage professionnel, plus particulièrement la photo aérienne. Il trouvera par la suite un écho dans la communauté.
Le choix de l’ISO de la pellicule
De la même façon que l’on peut le faire aujourd’hui en numérique. Il est possible d’augmenter la luminosité artificiellement, avec l’ISO.
Si ce n’est qu’en photographie argentique, vous devrez suivre une valeur, tout du long de la pellicule. Le développement s’adapte sur un choix retenu, pour l’ensemble du film.
Notez que mes recommandations sont générales. Il est possible de prendre du 3200 ISO en pleine journée. Cela dépendra de la fiche technique de l’appareil photo. Si ce dernier peut compenser en poussant suffisament l’ouverture et/ou la vitesse. En bref, expérimentez !
Les principales recommandations
- 50 ISO : temps ensoleillé
- 100 / 200 ISO : temps ensoleillé / temps nuageux (blanc)
- 400 ISO : temps ensoleillé / temps nuageux (blanc) / temps nuageux (gris) /extérieur fin de journée / intérieur avec une bonne luminosité.
- 800/ 1600 ISO : temps nuageux (gris) /extérieur fin de journée / intérieur avec une bonne luminosité / intérieur avec luminosité ambiante.
- 3200 ISO : extérieur fin de journée / extérieur soirée / intérieur avec une bonne luminosité / intérieur avec luminosité ambiante / intérieur luminosité faible
Attention, plus la valeur ISO est haute, plus le grain sera visible sur le résultat.

Les différents modes de visée
Avec le temps, diverses façons de faire la mise au point, ont vu le jour. De ce fait, il est important de comprendre comment elles fonctionnent. Certains étant plus difficiles que d’autres, quand on débute.
Je n’évoque pas l’autofocus, car je pense que vous comprenez le principe.
Au jugé

La visée au jugé est simplement un cadre adapté à la focale. Il existe deux approches à cela. Tout d’abord, où vous devez l’indiquer en mètre via la bague des distances de votre optique. Ou par zone focus. Dans ce cas, le fabricant bride la sélection des distances possibles à quelques choix. Parfois, ces dernières sont symbolisées par des pictogrammes. Comme pour l’Olympus XA 2, par exemple.
La variante Free / Fix focus
Solution économique, souvent exploitée pour l’entrée de gamme. Ici, vous serez dénué de contrôle de la distance. L’appareil jouera de l’ouverture pour garantir une mise au point nette de 1m à l’infini. Point faible, de ce fait, dès que la luminosité faiblit, il faut impérativement un flash.
Télémétrique

La visée télémétrique repose sur le principe de la coïncidence entre deux fenêtres, sur l’appareil. Dans votre viseur, c’est symbolisé par une zone centrale, le plus souvent en jaune. Cette dernière va faire apparaitre votre sujet dédoublé. Le but du jeu sera de superposer les deux images, pour ne plus en avoir qu’une seule nette.
Si l’on doit imager l’idée, c’est comme regarder un stylo en face, proche de vos yeux. Un œil représente une fenêtre de visée. Pour que ça marche, ils devront loucher, pour le faire apparaitre nettement. Si vous déportez votre regard plus loin, le sujet paraîtra flou, car l’alignement de vos yeux aura bougé.
Reflex

La visée reflex repose sur le fait que l’on peut directement voir au travers de l’objectif. Pour faire une bonne photo, il faut simplement que l’image dans le viseur soit nette.
Il existe deux variantes de cette approche.
- Version Single Lens Reflex : Pour cela, ce que capte l’objectif est renvoyé sur un verre dépoli, via un miroir, puis dans un prisme et enfin à notre œil. Si vous doutez de la pertinence de la netteté, le verre dépoli, comporte un cercle de microprisme, qui va diviser en deux votre image. Le but du jeu sera alors de « rassembler » les deux parties au sein du cercle.
- Version Twin Lens Reflex : Ici, il y a une optique pour la visée qui se trouve au-dessus de celle pour faire la photo. Pour avoir la netteté, le réglage du focus passera soit par un rail, commun aux 2 optiques. Ou par un système de cran qui va calibrer les deux.
Les principales catégories d’appareils
Bien qu’il existe des sous-catégories, ou des appareils uniques, qui vont mixer les genres. Le plus souvent vous aurez devant vous les catégories suivantes.
Les principaux modes en argentique
Un petit rappel, afin que vous sachiez à quoi correspondent les lettres que vous pouvez apercevoir, le plus souvent, sur les appareils.
- Tout automatique : P (Program) ou A (automatique). Avant l’arrivée du mode P, c’était le A qui désignait cette fonction.
- Semi-auto Priorité Ouverture : A (Aperture) ou ouverture en français. Oui, on peut de ce fait le confondre avec le A d’automatique. Ou si un mode A (auto) est présent, vous verrez alors parfois Av pour Aperture Value.
- Semi-auto Priorité Vitesse : S (Speed) ou vitesse en français. Ou Tv (Time Value) pour valeur du temps.
- Manuel : M tout simplement, le terme étant proche entre le Français et l’Anglais.
- Exposition longue : B (Bulb).
En plus de ces derniers, il existe des modes assistés, qui sont symbolisés par des pictogrammes. L’idée est d’offrir une approche totalement auto, mais qui répond à une situation précise. Les dessins peuvent varier selon l’époque et le constructeur.

Il existe d’autres lettres, qui vont le plus souvent correspondre à une fonction précise d’un constructeur. Dans ce cas de figure, la lecture du manuel sera nécessaire.
Quelques définitions du lexique argentique
Appareil photo
- ASA : Pour « American Standard Association ». C’est l’ancêtre de l’ISO.
- Déclencheur souple : Désigne en majorité un accessoire. Un câble permettant de déclencher à distance et sans risquer un flou de tremblement. Mais il existe aussi des déclencheurs souples sur certains appareils. Moins efficace que la version câblée, mais toujours mieux qu’un modèle standard. Utile en vitesse lente.
- DIN : Pour « Deutsche Industrie Normen ». Version allemande de l’ASA. Avec une échelle de valeur qui lui est propre.
- Exposition : Le cœur d’une photo réussie ! On parle d’exposition pour les réglages entre la vitesse et l’ouverture. Le but du jeu est d’éviter une photo trop sombre (sous-exposée) ou trop lumineuse (sur-exposée).
- IL : Pour « Indice d’illumination ». Désigne la quantité de lumière atteignant le capteur de l’appareil photo.
- Mesure intégrale / globale : Mesure de la lumière sur toute la zone possible.
- Mesure pondérée : Mesure totale, mais en privilégiant le sujet central.
- Mesure multizone : Mesure de la lumière via diverses zones, dans le champ de l’objectif.
- Mesure spot : Mesure de la lumière uniquement sur une zone.
- Obturateur : Pièce mécanique qui permet la gestion de la vitesse, lors de la prise de la photo.
- Posemètre : Dispositif permettant de mesurer la lumière. Il peut être interne à l’appariel photo, ou externe.
- Priorité ouverture : Désigne le mode semi-auto aidant à contrôler la profondeur de champ. L’appareil compense automatiquement la vitesse. Souvent utilisé pour du paysage ou du portrait
- Priorité vitesse : Désigne le mode semi-auto assurant de contrôler la vitesse. L’appareil compense automatiquement l’ ouverture. Souvent utilisé pour la photo de rue ou de sport.
Objectif
- Bokeh: Terme japonais retenu pour désigner flou d’arrière-plan. Il apparaît sur les photos avec une faible profondeur de champ.
- Diaphragme : Représenté par un Iris dans l’objectif. En fonction de sa valeur nommée par la valeur F/ (ex : F/2.8), il laisse passer plus ou moins de luminosité. Au regard du choix, la profondeur de champ est augmentée ou réduite également.
- Flare : Terme anglais désignant le reflet de la lumière sur l’optique. Ce qui va créer une « tâche » lumineuse sur la photo.
- Focale : Désigne l’agrandissement du sujet, via la valeur de l’optique, sur le film (ex : objectif de 35 ou 50 mm). C’est la sensation de rapprochement ou d’éloignement.
- Hyperfocale : Technique désignant la distance minimale où le sujet est net. Permet de couvrir une large zone, sans avoir à diriger la mise au point. Les Appareils free focus l’utilisent.
- Macro : Fonction de l’objectif permettant de prendre de très près un sujet.
- Profondeur de champ : Zone où le sujet est net. La taille de cette dernière dépend de la focale et de l’ouverture.
- Vignettage : Présence en périphérie de la photo d’un noircissement. Provoqué par la mauvaise construction d’un objectif. Considéré comme un effet positif ou négatif, selon le photographe.
- Voile : Diffusion de lumière qui va modifier le contraste d’un cliché.
Pellicule
- Film infrarouge : Film sensible aux infrarouges.
- Film orthochromatique : Film réagissant au bleu et vert en ignorant le rouge.
- Film panchromatique : Film sensible à toutes les valeurs
- Grain : Apparition des grains d’argent suite au développement.
- Traitement croisé : Développement d’un film avec une chimie qui n’est pas celle d’origine.
Mes recommandations
Sans prétendre être une référence, je vous partage ce qui me semble être une bonne base de départ.
Prenez un appareil pertinent à vos besoins, pour ne pas payer trop inutilement. Sinon, cela serait comme acheter un Iphone, pour aller sur Instagram.
Ainsi, il vaut mieux un appareil avec un look plus « récent », disposant d’une fiche technique plus poussée. Plutôt qu’un modèle avec une gueule vintage, plus onéreux et plus limité.
Ouverture
Le critère de l’ouverture est un facteur important de l’augmentation des prix. Alors qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un F/0,01 pour couvrir la majorité des situations.
À mon avis, une optique ouvrant à F/3.5 est une bonne base. Voir F/4. C’est assez polyvalent pour vous suivre. Et, si vous allez dans un environnement vraiment sombre, vous pouvez compenser avec un flash, une pellicule de 800 et + ISO. Ou en diminuant la vitesse, ce qui apportera plus de lumière. Le choix est aussi bien plus large à cette valeur qu’en dessous.
Vitesse
Il est marrant de voir que selon la catégorie de l’appareil photo argentique, les besoins changent.
Parce que si les reflex sont en majorité vers les 1/1000 s. Les télémétriques, eux, vont, en moyenne, à 1/500 s. Sur les compacts, selon les époques, on va même considérer que 1/250 s est une bonne valeur. Parce que ces derniers compensent l’exposition, en priorité, par l’ouverture.
Pour ma part, un boîtier allant à 1/500 s est, de mon expérience, suffisant afin d’éviter les flous de mouvement.
Gestion de L’ISO
Bien qu’une plage complète, allant de 25 à 3200 est appréciable, il y a une réalité moins plaisante. Avec le recul des majors sur le marché de l’argentique, la grande majorité des pellicules sont de 100 à 800 ISO.
Par conséquent, un appareil gérant de 100 à 800, conviendra. Sachant que le film de 400 ISO est polyvalent dans beaucoup de situations. C’est en général cette valeur que je recommande, pour ne pas trop réfléchir en fonction de la météo.
Aller plus loin
Vous avez un peu de temps à tuer. Alors voici où poursuivre la réflexion.
Crédit image à la une : Ramón Salinero. Illustration film négatif : Immo Wegmann. Illustration film positif : Piero Nigro. Toutes sous licence Unsplash.



















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